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Publié le 24/06/2020

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Prêt-à-porter : retailers et marketplaces de seconde main peuvent-ils s’entendre ?

Le marché du prêt-à-porter de seconde main se porte comme un charme. Selon Frédéric Valette, directeur à l’institut Kantar, 41% des Français devraient acheter un vêtement de seconde main dans les prochains mois. Quand ils étaient 16% en 2018. De leur côté, les grandes enseignes continuent de botter en touche.

Face à l’arrivée de la loi sur l’économie circulaire, les grandes enseignes se mettent au pas pour proposer leur propre marketplace et recycler leurs invendus. Non sans difficultés tandis que les acteurs de seconde main tâtonnent encore sur leur business model, faudrait-il s’avancer vers une collaboration des deux parties pour une meilleure complémentarité sur le marché de l’occasion?

Seconde main : les grandes enseignes en ordre de bataille

Porté par les vents de l’écologie, du web, et de l’économie maligne dans un contexte où le pouvoir d’achat risque de baisser de 15% en 2020 selon l’OFCE, il faut dire que le marché du vêtement d’occasion, lui, est au beau fixe. Selon l’IFM 4 Français sur 10 seraient déjà convertis à la seconde main. De leur côté, les grandes enseignes continuent de présenter un bilan beaucoup plus contrasté. Les soldes d’hiver 2019 ne font pas recette et n’ont pas su ralentir la baisse de fréquentation chronique en point de vente. Selon l’Alliance du Commerce, celle-ci affleurait les 15% début janvier.

C’est donc fortement bousculées par ce raz-de-marée, que les grandes enseignes essaient de se faire une place sur le marché de la seconde main. À raison, la part du gâteau est estimée à environ 1 milliard d’euros toujours selon l’IFM. Les exemples ne manquent pas. H&M a lancé la plateforme de destockage de marques Afound. L’enseigne Camaïeu a lancé son vide-dressing en ligne. À son tour Ba&sh lance sa plateforme de recyclage pour vêtements neufs. Quand Kiabi lançait récemment des ateliers de Do It Yourself en boutique. Le phénomène n’est pas prêt de ralentir. En effet, la loi sur l’économie circulaire publiée le 11 février au Journal Officiel enjoint désormais les acteurs de mode à recycler leurs invendus dare-dare.

 
Non sans difficultés…

Cette frénésie responsable des grandes enseignes ne fait pourtant pas toujours recette. Excepté pour celle qui ont investi très tôt le créneau comme Veja. Pour d’autres, la mode écolo peine encore à convaincre. En effet, certaines initiatives a priori responsables, comme celle d’H&M offrant une réduction aux clients en échange de vieux vêtements. Tout comme la volonté de Zara de passer d’ici 2025 aux textiles 100% durables. Car le problème est là : ces marques ne remettent pas fondamentalement en cause la surproduction de leur modèle dans leur stratégie d’entreprise. Pour les acteurs qui souhaitent adopter un virage aussi stratégique qu’écologique, l’opération s’avère néanmoins bien plus complexe que les effets d’annonce. L’exemple de Kiabi est significatif. Annoncé en juin 2019, le site de seconde de main n’est à ce jour pas encore en ligne. On estime qu’une plateforme prend minimum 2 ans pour être opérationnelle et fiable. Même combat chez Ba&sh. Annoncée en 2019, la plateforme verra finalement le jour qu’en avril 2020. Auchan est encore en phase de test en magasin pour une durée de trois mois. N’est malheureusement pas lanceur de seconde main qui veut.


 

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