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Publié le 09/06/2017

tribune

L’entreprise libérée : intox managériale ou grand soir du management ?

Entreprise libérée : fin de la hiérarchie ?

« Il est déjà frappant que toutes les expériences qui se poursuivent ici ou là, en matière d’organisation du travail, s’orientent de plus en plus vers des formes de collaboration qui se substituent peu à peu aux anciennes règles de la subordination. »
Qui a écrit cela ? Gary Hamel, expert américain en management, promoteur du « management 2.0 » ? Isaac Getz, professeur français parcourant le monde à la recherche des entreprises libérées ? Vous n’y êtes pas du tout. Il s’agit… de Hyacinthe Dubreuil, syndicaliste français du début du XXe siècle ! Son principal ouvrage (Dubreuil H. (1934), A Chacun sa chance. L’organisation du travail fondée sur la liberté, Paris, Éditions Bernard Grasset.), paru dans les années 1930, arborait à l’époque ce sous-titre qui résonne étonnamment aujourd’hui : « L’organisation du travail fondée sur la liberté »…

Entreprise libérée – Isaac Getz, à l'USI – 2014. https://youtu.be/zOZ_HWfkanE

Entreprise libérée et autonomie

S’il est difficile aujourd’hui d’échapper au questionnement et aux débats sur les « entreprises libérées », la première erreur serait de croire que nous avons là une question récente. De quoi s’agit-il ? D’une forme d’organisation possible pour les entreprises ou les administrations, consistant à accorder aux employés à la fois la liberté et la responsabilité de mener les actions qu’ils estiment les meilleures. Dans cette vision, la hiérarchie est redéfinie, les fonctions support sont réduites à la portion congrue, et le manager-organisateur laisse la place au leader « libérateur », qui met en place les conditions de l’autonomie et partage sa vision.

Les milieux professionnels, puis l’ensemble des médias se sont emparés ces dernières années de ce thème sous l’appellation « entreprises libérées », suite au qualificatif proposé par Getz et Carney dans un ouvrage très diffusé. Mais derrière l’ouvrage et l’appellation récente, il y a un débat et un enjeu très anciens, sans doute aussi vieux que l’interrogation sur le management : doit-on laisser de l’autonomie aux collaborateurs dans une organisation, et si oui jusqu’où ?

Histoire d'une entreprise libérée. https://youtu.be/NIapZ61H-N0

Lorsque le taylorisme s’est diffusé en répondant de manière radicalement négative à cette question, il a dès les années 1930 suscité des anticorps, tant dans les milieux intellectuels que syndicaux. Après la Seconde Guerre mondiale, la question est revenue sous l’angle de la recherche des facteurs de motivation et de la participation. Un peu plus tard, le mouvement en faveur de l’autogestion en fait à sa façon un cheval de bataille.

Dans les années 80, des sociologues comme Philippe Bernoux insistaient sur la nécessité de permettre l’appropriation du travail… Aujourd’hui, la même question est posée à leur manière par les promoteurs du mode collaboratif, ou par ceux qui considèrent que le digital impose peu à peu un fonctionnement en réseau ne pouvant reposer que sur l’autonomie réelle des salariés.


 

 

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