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Publié le 02/04/2019

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Vers une consommation raisonnée d’appareils électroménagers pour préserver la planète ?

Par Olivier de Montlivault, CEO de SOS Accessoire Lorsque l’on parle d’impact sur l’environnement, on pense le plus souvent au transport ou à l’alimentation. Pourtant, les équipements de la maison ne font pas figure d’exception et les appareils électroménagers ont un impact tout aussi important sur notre planète. Alors que faire pour endiguer ce phénomène ?

L’électroménager : un impact environnemental sous-estimé

Très souvent branchés 24h sur 24h et 7 jours sur 7 dans les foyers français, les appareils électroménagers sont particulièrement énergivores. A lui seul, le réfrigérateur consomme entre 200 et 500 kWh par an, ce qui correspondrait à près d’un quart de la dépense en énergie – hors chauffage – des ménages d’après le fournisseur d’électricité ENGIE.

Selon une étude de l’Université de Manchester, publiée dans la revue Science of the Total Environment, l’impact est encore plus important pour le petit électroménager. En Europe, les quelques 130 millions de fours à micro-ondes émettent, pour leur part, une quantité de CO2 équivalente à 6,8 millions de voitures !
Sans compter que bien souvent, l’utilisation de ces appareils n’est pas optimale. En effet, on fait en moyenne chauffer dans nos bouilloires 50% d’eau en trop par rapport à nos besoins. Et que dire du fer à repasser que l’on utilise parfois pour seulement un ou deux vêtements ou du lave-vaisselle mis en route bien qu’à moitié rempli ?

Pire encore, l’étude a montré que sur 100 fours à micro-ondes déposés en déchèterie, la moitié était encore en état de marche et l’autre moitié pouvait être réparée facilement. Nous sommes donc aujourd’hui loin d’une consommation raisonnée en matière d’appareils électroménagers.

Le lent réveil des pouvoirs publics

Au niveau de la législation, les choses semblent peu à peu bouger. Ainsi, en novembre 2018, les députés ont voté l’instauration d’une taxe sur les gaz réfrigérants contenant des hydrofluocarbures utilisés dans les circuits de froid des réfrigérateurs et des congélateurs. Cette mesure, qui entrera en vigueur le 1er janvier 2021, n’a pas pour objectif de sanctionner mais plutôt d’inciter les fabricants à trouver des solutions pour produire des équipements plus respectueux de l’environnement.

Quant à la lutte contre l’obsolescence programmée, c’est un véritable sujet d’actualité. La France fait d’ailleurs figure d’exemple puisqu’il s’agit du seul pays où ce délit est reconnu en tant que tel depuis août 2015. En effet, la loi française prévoit de punir « l’ensemble des techniques visant à réduire la durée de vie d’un produit pour en augmenter le taux de remplacement ». Cependant, dans les faits, peu de sanctions ont été prises jusqu’ici car il demeure difficile d’apporter la preuve de ce délit. Néanmoins, le sujet est pris au sérieux par la justice française puisque deux enquêtes préliminaires pour « obsolescence programmée » et « tromperie » visant Epson et Apple ont été ouvertes en novembre 2017 et janvier 2018 après le dépôt d’une plainte de l’association HOP (Halte à l’Obsolescence Programmée). Une première en France.

Toujours dans un souci de lutte contre l’obsolescence programmée, un « indice de réparabilité » verra le jour au 1er janvier 2020 pour indiquer au consommateur dans quelle mesure il pourra réparer lui-même son appareil en cas de panne. Une mesure qui devrait permettre d’encourager les Français à modifier leurs comportements vis à vis de leurs appareils électroménagers.


 

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